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anarchos semitas, ça continue !

Après 8 mois d’un beau et long voyage, 4000 km de marche à travers quatre pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest, des centaines d’accueils, de rencontres et d’échanges, des moments extras et ordinaires en pagaille, des paysages et des cultures en foule et en vrac... Afrikapié – notre second voyage au long cours – se termine.

Nous sommes à Bamako, nous repaissant de repos, de bouillies de haricots, de bananes-frites, de mouches et moustiques, de pollution, de moiteur de début d’hivernage, etc.

Un voyage s’arrête mais le Voyage, lui, continue.

Enfants du Mali

Durant notre marche malienne, nous avons rencontré de très nombreux enfants. Qu’ils soient petits ou grands, ils nous ont laissé une très bonne impression et de très bons souvenirs.

La plupart étaient polis, curieux, pas du tout mendiants, joueurs, réservés et voulaient échanger avec les « toubabous ». Ainsi, nous nous sommes souvent vus entourés par plus d’une vingtaine d’enfants. Ils voulaient nous voir, nous toucher (la peau, les cheveux, les bras, les pieds...), nous faire danser et chanter, etc.

Une de ces rencontres enfantines a eu lieu au crépuscule, alors que nous nous apprêtions à installer notre bivouac en brousse. Cette rencontre a été des plus touchantes.

Afrikapié change !

Afrikapié change ; et deux fois même !

Le premier, c’est un changement d’ambition.

Nous voulions, à l’origine et dans nos rêves les plus fous, allez jusqu’à Madagascar. L’objectif était ambitieux et nous le savions.

Mais, au fil des kilomètres parcourus, de la famille qui manque, de la fatigue physique, des souvenirs et des idées débordant déjà de nos têtes... nous avons décidé de stopper à notre objectif intermédiaire : le Bénin.

Afrikapié devenait donc Afrikapié de l’Ouest et ne devait durer plus que 12 à 16 mois.

Mais, anarchos semitas est passé par là !

De Kidira à Kita

9 mai, entre Kidira et Diboli, nous passons la frontière Sénégal-Mali, joyeux.

Après deux mois au Sénégal, nous aspirons à changer d’air, découvrir ce nouveau pays qui n’était pas à notre programme initial. C’est donc sans idée reçue, bonne comme mauvaise, que nous entrons au Mali.

Dès le deuxième jour, dix secondes après notre arrivée au village d’Ambidébi-Poste, en passant devant une modeste case, on nous hèle : « Viens manger ! »