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De l'art maure à l'Armor

Mamine Evin est l’ami mauritanien qui nous a chaleureusement accueilli lors de notre voyage, durant trois semaines, en famille.

Odette du Puigaudeau est une ethnologue-voyageuse-écrivaine bretonne des années trente, ayant parcouru la Mauritanie à dos de dromadaire et écrit plusieurs ouvrages sur ce pays, ses us et ses coutumes.

Mamine, de grand-père breton, est amoureux de cette aventurière à la vie exceptionnelle. De quelques manières qu’il le peut, il tâche de la faire connaître, contre vents et marées, aussi bien en France qu’en Mauritanie.

C'est l'histoire d'un mec n°1

Avant propos : Ce témoignage, quelque peu romancé, a été capté en Mauritanie, sous une tente traditionnelle, à 30 km de la ville de Tiguent (région du Trarza). C’est celui de Salif Diao, sénégalais en bout d’exil, qui a tenté l’Eldorado européen, coûte que coûte.


Je suis Salif Diao, né en 1975 en Casamance, cette belle région du Sud-Sénégal. Je suis de l’ethnie peul, suis marié à Fatimatou et ai trois enfants (2 garçons et 1 fille).

Malgré les apparences – mon dos fourbu et mon visage grâve – , je n’ai que 38 ans. C’est que la dernière décennie m’a vieilli plus que de raison et a, probablement, réduit significativement mon espérance de vie. Combien d’années me donnes-tu encore à vivre ? Moi, je parierai sur une vingtaine, maximum.

Dernières nouvelles mauritaniennes

Dimanche 24 février, 17 heures.

Nous quittons Nouakchott en compagnie de Simon, un auto-stoppeur allemand de 20 ans voulant, pendant deux jours, s’essayer à la marche au long cours. En anglais, nous échangeons sur nos manières de voyager et nos aspirations.

Lui est habitué à voyager vite, de villes en villes, à visiter les « lieux à voir », à accumuler les expériences insolites d’auto-stoppeur et à dépenser très peu.

Nous préférons la lenteur pour digérer les paysages, comprendre les territoires et nous inclure dans les populations. Nous aimons rester au moins cinq jours dans les grandes villes, pour prendre leurs pouls et nous imprégner de leurs ambiances. Enfin, nous ne visitons les « lieux à ne pas manquer » que par le hasard de la route et avons tendance à les fuir sinon.

Carte postale sonore n°3

Voici une troisième carte postale sonore. Elle évoque nos péripéties gendarmesques, en Mauritanie.

Veuillez excuser pour la mauvaise qualité du son ; nous avons du faire un trio : Marie, le vent et moi.

P'tits dessins mauritaniens

Voici une nouvelle série de 7 « p’tits dessins ». Notre traversée mauritanienne, fatigante à bien des égards, n’a que peu inspiré Marie. Ce pays détient, pourtant, mille beautés et mille richesses.

Voir la série complète des P’tits dessins mauritaniens.

Constructions interrogatives

Dans un grand village, au bord de la Nationale 1 reliant Nouakchott à Rosso, on se trouve difficilement un endroit à l’abri du vent. Entre deux grosses racines d’arbre, crottes de chèvres et déchets volatiles, on ne peut pas dire que nous sommes dans le plus beau des villages. Tout est sableux et poussiéreux, les maisons, cabanes et tentes sont dans un triste état. À l’une des épiceries du village, une femme m’a mendiée l’une de nos boissons fraîches et des enfants ont essayé de nous vendre chèrement quelques beignets. Bref, tout semble décrépi et sans espoir dans ce village sableux de passage.

Petits prix mauritaniens

Voici quelques prix de nos achats réguliers, en Mauritanie.
Sachez que 1 € = 400 ouguiya (UM) environ.

Des nouvelles du désert

20 janvier, nous quittons Nouadhibou.

Sur les conseils avisés de Mamina (notre chaleureux accueillant), nous partons à l’Est du pays, rejoindre la région de l’Adrar, en train.

En Mauritanie, il n’existe qu’un seul train : celui de la SNIM, transportant le minerais de fer des mines de Zouerate jusqu’au port de Nouadhibou. En sens inverse, les hauts wagons poussiéreux sont vides et chacun peut les emprunter gratuitement pour rejoindre l’Est.

Musiques de marcheurs n°1

En ce mois de février, chers lecteurs, Marie et moi avons marché sur quelques immensités désertiques, au cœur de l’Adrar mauritanien.

Nous y avons effectué quelques longues et belles étapes, dans le sable, la pierraille et la solitude. Parfois, comme pour combler l’immensité absolue et terrifiante, nous chantions à tue-tête quelques belles chansons de chez nous. Parfois aussi, sans que l’on puisse l’en empêcher, l’émotion montait et nous pleurions à chaudes larmes, seuls dans le désert.

Carte postale sonore n°2

Voici, trop longtemps après la 1 ère, une deuxième carte postale sonore, écrite à Nouadhibou en Mauritanie. On y parle d’une ville grouillante et de chèvres (au cas où vous ne l’auriez pas compris).