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Notre chaîne vidéo Dailymotion !

Mise à jour le 30 décembre 2013 : 2 nouvelles vidéos (« Hussein le potier » et « Mathieu freestyling »).

Vous trouverez, en suivant ce lien, nos (petites) vidéos de voyage.

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Carte postale sonore n°1

Voici une petite carte postale sonore, postée de Sidi Ifni au Maroc, au bord de l’océan Atlantique. Elle inaugure une nouvelle manière, pour nous, de vous donner des nouvelles.
Nous poursuivrons l’exercice avec régularité et autant de sérieux que ce premier essai !

Anecdotes marocaines

Sept petites anecdotes marocaines, comme...

Les caméléons de l’Atlas 18/11/2013 

Entre Aït Tamlil et Ouarzazate, sur les routes du Haut-Atlas, faites attention à vos gestes et paroles ! Réciter à pleine voix quelques chansons paillardes, remonter sa braguette mal fermée ou faire un concours de grimaces sont des manières que l’on aimerait garder pour soi. Mais, sur ces routes et à plusieurs reprises, des hommes berbères, camouflés dans leur long manteau couleur de roche, plaqués à la paroi tels des caméléons, nous sont apparus d’un coup d’un seul, au dernier moment ou lorsque, trop tard, nous nous retournions. Qu’attendaient-ils là, ces espions à l’affût ? Peut-être, comme leurs congénères reptiliens, se réchauffaient- ils au soleil brillant, en haut de ces fraîches montagnes ?

École marocaine

Une journée de marche dans l’Anti-Atlas se termine ; nous entrons dans un douar en contre-haut de la route.

Dans ces montagnes marocaines, les douars (villages) sont souvent hors des routes, hors du « goudron ». Pour y accéder, il faut emprunter – sur quelques centaines de mètres – une piste ou un trek (chemin). Ils forment alors de véritables microcosmes. Qu’il est intimidant, pour deux jeunes voyageurs, de s’y engouffrer sans une quelconque bonne raison. Mais ce soir, l’affaire est aisée, car nous cherchons une épicerie et un peu d’eau.

Après s’être faits (difficilement) comprendre par les femmes présentes, celles-ci enjoignent un groupe d’enfants de nous conduire à l’épicerie. Mais l’épicerie est fermée. Ayant également besoin d’eau, nous entrons dans l’école voisine pour quémander un peu du précieux liquide. Les trois instituteurs satisfont notre demande et, en attendant l’ouverture de l’épicerie, nous offrent le thé. La pluie arrive soudain ; deux des instituteurs nous invitent, dans leur chambre de l’école, à manger le couscous et à passer la nuit. Nous pouvons, à loisir alors, les questionner sur le système scolaire marocain qui nous a souvent laissé perplexes.

Nouvelles de novembre

Le mois de novembre s’achève à la petite ville de Taliouine, où nous nous reposons de notre dernière traversée montagnarde. D’ores et déjà, nous avons réalisé 1056 km à pied et 151 km de manière motorisée. Notre premier mois de marche fut un rodage. Durant le second, la mécanique du voyage s’est plaisamment mêlée à nous.

Lisez monsieur Pickwick !

Dans notre vie sédentaire et davantage encore dans celle de marcheurs au long cours, Marie et moi aimons lire. Et, à l’instar de nos manières de voyageurs, nous prenons un fort plaisir à la déambulation littéraire, à l’éclectisme, à l’ouverture zélée : œuvre classique, récit de voyage, bande dessinée, livre documentaire, roman fantastique, policier médiéval, etc.

En voyage, notre méthodologie de lecture est celle d’un couple d’amoureux : Marie lit à haute voix et moi j’écoute, puis m’endors invariablement, bercé par son joli timbre.

Fantasia surprise !

17 km de marche plein sud, depuis Khouribga, et on arrive à la petite ville de Sebt-el-Fokra, comme prévu.

En cette commune rurale pommée d’el-Fokra, au cœur de ce grand territoire sec, on fête la nouvelle année du calendrier musulman : 1435. Aujourd’hui, ici, se déroule une fantasia, cette démonstration équestre mythique et impressionnante.

Histoires de mendicité marocaine

On se promène dans le Rif, terre berbère, amazigh, dans des villes et des douars qu’aucun touriste ne voit. Et pour cause, elles sont au pire sales et décrépies, semblables à quelques clochards sans avenir, et au mieux terriblement normales, trop marocaines pour des blancs-becs en short et appareil photo.

Peut-être que l’on ne visite pas les bons endroits, ceux à touristes et à vaches à lait. Peut-être, aussi, que ces amazighs du Rif forment un peuple digne et fier. Peut-être est-ce du, tout simplement, à une mauvaise conjoncture, une mauvaise météo, un coup de pas de chance, le hasard du voyageur.

Quoi qu’il en soit, on n’a pas trouvé, ici, la mendicité marocaine. Elle semble ne pas y prendre racine – même dans la grande et grouillante Nador – ou à peine, comme un cactus planté dans une trop bonne terre, riche et humide.

Petits prix marocains

Voici quelques prix de nos achats réguliers, au Maroc.

Cette liste pourra vous donner quelques idées de nos habitudes alimentaires et de nos dépenses :-). Elle nous aide, surtout, à vérifier les prix et à ne pas nous faire (trop) plumer.

Sachez que 1 € = 11 dirham marocain (DM) environ.
Divisez donc ces prix par 10 , pour avoir une mesure en euros.

L'hymne du vagabond

Dédicace à notre ami « Francis vélo » qui nous a fait découvrir cette belle chanson et ce bel artiste : la Route de Michel Corringe.

Chaque matin, désormais, nous chantons cet hymne à la liberté et à la route, pour ne pas oublier pourquoi l’on marche.