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 Filtré par l'année 2014

NaNoWriMo : le bilan

30 novembre 2014  : je viens de réussir le challenge du NaNoWriMo !

Avec 50.151 mots au compteur, ma mission est accomplie, sur le fil du rasoir. J’ai tenu bon, tous les jours de novembre, m’installant inlassablement face à cet écran blanc qu’il me fallait noircir de mots.

Escapade d'automne

Un écrivain-voyageur au repos, en sédentarité, quand c’est pas le crayon à la main ou la tête dans les bouquins, ça s’entretient le corps et l’esprit au grand air, ça explore sa nature proche. Parce que le corps et l’esprit, si tu les entretiens pas, vite, très vite même, ça rouille sévère ! Et l’écrivain-voyageur, s’il repart au turbin tout rouillé, les articulations qui couinent, le gras confortable et les idées molles, il t’écrira rien de bien bon, tandis qu’il passera de longs premiers mois à dérouiller.

NaNoWriMo : bilan de mi-parcours

À mi-mois, il est plus que temps de faire un premier bilan de notre NaNoWriMo, ce super challenge d’écriture qui consiste à pondre un roman de 50.000 mots, durant les 30 jours (pluvieux) de novembre.

Bon, pas de roman pour nous. Plutôt, le récit d’Afrikapié, notre dernier grand voyage.

En fait, les choses sont simples. Moi – Mathieu – j’ai abandonné le challenge... au bout de deux jours ! Marie, elle, écrit courageusement 1500 à 2000 mots par jour, durant cinq à huit heures, du lundi au dimanche. Ce soir, à mi-parcours, elle sera aux alentours des 24.000 mots, soit un riquiqui retard. Pour elle : « Bravo ! » Pour moi : « Ah ! ah ! bravo... »

Challenge de novembre : NaNoWriMo !

Logo du NaNoWriMo

Voici deux mois, déjà, que nous travaillons sur notre récit de voyage, à rafraîchir nos souvenirs africains, à débroussailler nos analyses voyageuses. Et nous nous questionnons : quel plan ? quelle granularité ? qui écrit quoi, comment, pourquoi ? quel public ? etc.

Une bonne idée germe, nous l’arrosons comme des fous. Deux jours plus tard, la voilà déjà flétrie. Nous remplissons nos feuilles d’encre noire et nos ordinateurs de kilobits. Nous relisons, corrigeons, restructurons. Mais le résultat n’est pas bon. Surtout, le cœur n’y est pas. Et le cœur, quand on écrit, c’est l’essentiel.

Sieste improductive



Pensées sur notre « hyper-productivisme occidental » révélées au cours d’un instant à priori improductif, une petite sieste d’automne.

« Moi, cet aprèm, j’ai fait une bonne sieste, sous ma chaude et grosse couette. Je n’ai produit qu’un bon repos et quelques idées, juste pour moi-même. Mais devinez : quel foutu bien-être ai-je pu alors ressentir ? »

Des cœurs qui parlent

Une faible mélodie d’harmonica chante au loin, répétée et répétée encore, avec ses fausses notes, ses essoufflements, ses raccords bizarres. Je pourrai écouter des heures cet instrument qui se fait dompter. Bien plus que la musique, cette mélodie est l’emblème de la passion.

Pour une échappée belle

Voilà ma première petite création associant dessin et poésie. Elle est inspirée par un bel endroit, à l’abri des regards, où il fait bon se cacher et laisser voguer le temps. Hakada el ayam.

Un p’tit coin d’verdure
Un p’tit coin d’évasion
Un peu caché, en pleine nature
À peine dérangé par les cons...

L'envol du grand voyageur

Voici une seconde nouvelle, écrite au soleil d’été, sur un vieux banc en bois, dans une charmante campagne française. Elle évoque les thèmes du voyage, de l’intergénérationnel, de la liberté...

Toute ressemblance, même lointaine, avec un quelconque cadeau d’anniversaire est fortuite ! :-)

Bonne lecture et bons commentaires (il en faut aux jeunes écrivains, pour s’améliorer ou... changer de voie).

Résumé : Après une vie à crapahuter autour du monde, avec lenteur et simplicité, le grand voyageur s’envole pour la toute première fois de son existence, à bord d’un ULM, en compagnie d’un jeune instructeur quelque peu... taquin.

Début d'un entre-deux sédentaire

Le soleil se lève doucement et la brume matinale s’évapore, laissant apparaître un ciel bleu, nu de nuage. Plusieurs oiseaux piaillent de-ci de-là, interrompant le bruit calme du silence. Nous buvons un café bien chaud, assis sur un vieux banc en bois, tout abîmé par les ans, mais encore bien résistant. Ce banc, Mathieu l’a trouvé dans le grenier de la vieille maison où l’on a posé nos sacs à dos, pour un an et demi.

Heureux souvenir marocain

À l’aube du Noël 2013, nous nous éveillons poisseux, sur le sable froid de la Plage Blanche (plus longue plage du Maroc, avec ses 40 km). Un brouillard laiteux entoure notre petit monde de désert et d’océan. Malgré la marée basse, un flot d’écume vient chatouiller nos quatre pieds nus, en de longues vagues puissantes. Le bourdonnement de l’eau est rauque, incessant ; le piaillement des goélands strident ; leur vol hypnotique.