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 Filtré par la date Mars 2014

De Saint-Louis à Dakar

Lundi 10 mars. Après cinq jours de repos et de premiers échanges sénégalais à la jolie Saint-Louis, nous piquons droit au sud en longeant le littoral, pour rejoindre la bouillonnante Dakar.

Première matinée, première halte à la réserve naturelle de Guembeul. Cette réserve, créée en 1983, est située à seulement 10 km de Saint-Louis. En son sein : des tortues Geochelone sulcata, des Oryx algazelles et des Gazelles dama, deux espèces de mammifère, respectivement, éteinte à l’état sauvage et en danger critique d’extinction.

C'est l'histoire d'un mec n°1

Avant propos : Ce témoignage, quelque peu romancé, a été capté en Mauritanie, sous une tente traditionnelle, à 30 km de la ville de Tiguent (région du Trarza). C’est celui de Salif Diao, sénégalais en bout d’exil, qui a tenté l’Eldorado européen, coûte que coûte.


Je suis Salif Diao, né en 1975 en Casamance, cette belle région du Sud-Sénégal. Je suis de l’ethnie peul, suis marié à Fatimatou et ai trois enfants (2 garçons et 1 fille).

Malgré les apparences – mon dos fourbu et mon visage grâve – , je n’ai que 38 ans. C’est que la dernière décennie m’a vieilli plus que de raison et a, probablement, réduit significativement mon espérance de vie. Combien d’années me donnes-tu encore à vivre ? Moi, je parierai sur une vingtaine, maximum.

Musiques de marcheurs n°2

L’océan, le large, les vagues, les colonies d’oiseaux marins, les pirogues et les villages de pêcheurs. Voilà ce qui a rythmé nos huits derniers jours de marche, de bien jolis jours, soupoudrés de jolies rencontres.

Sur l’immense plage, entre Saint-Louis et Dakar, la liberté nous a soufflé aux oreilles. Nous aimions y chanter des chansons de marins, entrainantes et émouvantes.

Dernières nouvelles mauritaniennes

Dimanche 24 février, 17 heures.

Nous quittons Nouakchott en compagnie de Simon, un auto-stoppeur allemand de 20 ans voulant, pendant deux jours, s’essayer à la marche au long cours. En anglais, nous échangeons sur nos manières de voyager et nos aspirations.

Lui est habitué à voyager vite, de villes en villes, à visiter les « lieux à voir », à accumuler les expériences insolites d’auto-stoppeur et à dépenser très peu.

Nous préférons la lenteur pour digérer les paysages, comprendre les territoires et nous inclure dans les populations. Nous aimons rester au moins cinq jours dans les grandes villes, pour prendre leurs pouls et nous imprégner de leurs ambiances. Enfin, nous ne visitons les « lieux à ne pas manquer » que par le hasard de la route et avons tendance à les fuir sinon.

Carte postale sonore n°3

Voici une troisième carte postale sonore. Elle évoque nos péripéties gendarmesques, en Mauritanie.

Veuillez excuser pour la mauvaise qualité du son ; nous avons du faire un trio : Marie, le vent et moi.

P'tits dessins mauritaniens

Voici une nouvelle série de 7 « p’tits dessins ». Notre traversée mauritanienne, fatigante à bien des égards, n’a que peu inspiré Marie. Ce pays détient, pourtant, mille beautés et mille richesses.

Voir la série complète des P’tits dessins mauritaniens.

Constructions interrogatives

Dans un grand village, au bord de la Nationale 1 reliant Nouakchott à Rosso, on se trouve difficilement un endroit à l’abri du vent. Entre deux grosses racines d’arbre, crottes de chèvres et déchets volatiles, on ne peut pas dire que nous sommes dans le plus beau des villages. Tout est sableux et poussiéreux, les maisons, cabanes et tentes sont dans un triste état. À l’une des épiceries du village, une femme m’a mendiée l’une de nos boissons fraîches et des enfants ont essayé de nous vendre chèrement quelques beignets. Bref, tout semble décrépi et sans espoir dans ce village sableux de passage.

Petits prix mauritaniens

Voici quelques prix de nos achats réguliers, en Mauritanie.
Sachez que 1 € = 400 ouguiya (UM) environ.